
Chère Madame QUIÉ, propriétaire du Château Rauzan-Gassies ; chère Anne-Françoise
Chère Madame BONNIE, propriétaire du Château Malartic-Lagravière ; chère Véronique,
Chers Monsieur et Madame KRESSMANN, propriétaires du Château Latour-Martillac ; chers Tristan et Agnès,
Chers Monsieur et Madame BERNARD propriétaires du Domaine de Chevalier ; chers Olivier et Anne,
Cher Monsieur CAPDEVILLE, directeur d’exploitation du Château Brane-Cantenac ; cher Christophe
Chers Commandeurs tous devenus amis,
Et donc chers amis tout simplement,
Wouaaaaw regardons donc autour de nous et pinçons nous pour déterminer si nous rêvons ou si c’est vraiment vrai comme disent les enfants. Nous sommes rien qu’entre amis, quarante amoureux fous de Bordeaux au cœur même de deux des plus belles appellations bordelaises, et sur la rive gauche pardi…entourés de vignerons passionnés, exceptionnels, brillants qui font rayonner Margaux et Pessac-Léognan dans le monde entier de la plus belle manière qui soit : celle du vin vrai, de génération en génération, par des propriétaires vignerons garants d’un savoir-faire extraordinaire, d’un terroir inégalable (et je pèse mes mots) et d’un patrimoine unique au monde, hérité d’une histoire ancienne et immensément riche qu’ils chérissent et préparent pour les transmettre aux générations suivantes pour les prochaines décennies.
Vous nous gâtez, par ce voyage de trois jours que vous nous avez préparé avec un amour illimité et une gentillesse infinie dans nos fréquents échanges préliminaires, un voyage rien que pour nous, vos ambassadeurs infatigables, passionnés et avouons-le réénergisés à 100 pct chaque année par les chapitres annuels sur nos terres et les voyages en terres girondines. Alors ce voyage-ci – vous pensez-bien – sous la baguette magique de la grande prêtresse talentueuse aux mille bras incarnée par Madame Schÿler. Merci Sophie de m’avoir porté et avouons-le supporté pendant tous ces mois de préparation. Ta grande Sagesse liée à l’origine grecque de ton prénom a guidé ce voyage depuis ces tout débuts jusqu’à ce jour. Elle en a donné l’étincelle, le carburant, l’émotion et la passion que nous allons croiser tout au long de ces trois belles journées qui s’offrent à nous.
Grâce à toi nos 33 Commandeurs peuvent bénéficier d’un voyage exceptionnel 5 étoiles qui garde l’authenticité de vos valeurs, bénéficie de votre accueil simple quasi familial, de votre grande simplicité empreinte d’une grande classe inouïe et de votre talent.
Chère Sophie,
En leurs noms à toutes et à tous nous te disons MERCI !
Vous l’aurez compris. Notre jeune et fougueuse Commanderie (2011) forte de 79 Commandeurs se réjouit vraiment de pouvoir partager des moments d’amitié privilégiée autour du vin et de la vigne dans ces vignoble de Margaux et Pessac-Léognan que nous chérissons tant.
Des visites comme aujourd’hui, demain et après-demain sont notre carburant pour que nos Commandeurs fassent rayonner plus haut, plus loin et plus longtemps les vins de vos appellation sur les tables belges. Et ça va se savoir pardi ! Le Conseil privé s’en porte garant.
Un petit coup de projecteur rapide sur eux tous, membres présents du Conseil privé ce soir pour les mettre dans la lumière et les remercier à mon tour de leur confiance dont ils me font part pour conduire notre Commanderie depuis 11 ans.
Olivier Monoyer, notre vice-Maître et Grand-Argentier,
Muriel Boute, notre Grand-Chambellan,
Benoît Linard de Guertechin, notre Grand-Echanson,
Philippe Delmotte, notre Vinothécaire, et
Daniel de Ville de Goyet, notre Maître des Requêtes.
Alors ce soir, une fois de plus, permettez-mois de refaire mon ode aux vignerons créateurs d’émotions que vous êtes. Je réalise combien il faut aimer ce métier de vigneron que vous exercez, vous les 6 domaines artistes-artisans de ce soir, couturiers de grands vins.
Mais pourquoi donc faites-vous ce métier si aléatoire, digne du sacrifice, du sacerdoce ?
Chaque homme, chaque femme aura sa raison, ses raisons intimes, entre l’héritage d’un patrimoine familial, l’engagement humain, des prêts à rembourser, un métier…mais toujours la PASSION !
Passion ? C’est un euphémisme, tant vous acceptez la dureté du climat, la difficulté physique, les longues journées, la charge mentale de faire tourner votre entreprise avec ses aléas, motiver vos salariés. Et devoir rendre des comptes à nombre d’administrations et à la banque…
Heureusement les clients dont nous faisons partie vous encouragent tous les jours de nous donner du plaisir, de faire partie de nos émotions comme ce soir, de créer nos souvenirs mémorables entre amis demain, d’être servi au mariage de nos enfants, anniversaire de nos petits-enfants, parfois de notre mariage d’ailleurs et de nos anniversaires, nos Noël…
Puis il y a ce mystère…. La vigne a quelque chose d’ésotérique. Au milieu du vignoble, calme et apaisement, vibrations subtiles, nous les accompagnons. Hiver, printemps, été, automne, vous entretenez leurs vignes patiemment et elles perdurent année après année aussi longtemps qu’un Humain, si l’on en prend soin.
Mesdames et Messieurs, propriétaires viticoles rassemblés ici sous les deux bannières de vos Appellations respectives, cette soirée de fête sera notre déclaration gourmande et amoureuse au monde du vin de Bordeaux que vous représentez divinement bien :
Elle m’a servi un verre.
J’ai voulu parler.
Elle m’a appris à me taire.
C’était sur la rive gauche de la Garonne, pas loin de Cantenac ou de Léognan peut-être,
Là où les terroirs sablo-argileux et de graves garonnaises du Margalais côtoient les terroirs argilocalcaires, sableux, l’alios des Landes et les autres faluns typiques du Bassin aquitain près de Pessac et Léognan,
Dans une région de croupes et terrasses graveleuses, vastes collines aux sommets arrondis à 15 mètres d’altitude, ou de plateau, traversée par des vents océaniques et tempérés,
C’était un Cabernet Sauvignon, à la robe profonde, épicé et charnu, fruité, puissant et vibrant.
J’ai commencé à commenter.
Elle a souri.
« Ne cherche pas à deviner. Ressens. »
Tout était dit.
Ce jour-là du haut de mes 68 ans j’ai compris :
la dégustation n’est pas un exercice de savoir.
C’est un art d’écoute.
Déguster, ce n’est pas réciter. C’est accueillir.
Chaque vin raconte quelque chose que les mots trahissent un peu.
Il faut du silence pour l’entendre vraiment.
Les grands vins ne s’imposent pas.
Ils se laissent approcher, comme les belles âmes.
Ils demandent de la présence, de la patience, un peu de doute aussi.
Ma conviction :
Le vin n’a pas besoin d’être expliqué.
Il a besoin d’être entendu.
De respirer dans un regard, une émotion, un instant partagé.
C’est là que naît la mémoire et la beauté
Notre monde est fou. Tout va trop vite.
Pas seulement les transports ou les nouvelles technologies. On ne mange même plus, on bouffe dans des « fast food ».
On ne parle plus, on jacasse sans arrêt. Une information-marchandise chasse la précédente.
On ne regarde pas, on zappe. On ne vit pas, on survit.
Il est urgent de prendre le temps de la lenteur…le slow wine
Refusons la précipitation, gardons du temps pour nous. Nous apprendrons que le monde est magnifique si nous savons le contempler ;
Que la nature apporte de la joie si on la respecte et qu’on collabore avec elle ;
Que les humains sont passionnants, qu’ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, dans le cercle de nos amis …
Et nous apprendrons aussi à nous écouter, à nous valoriser, à nous aimer.
Alors, ayons de la bienveillance pour nous-même, et goûtons à la beauté du monde ! » Dès ce soir !
Merci à tous les vignerons et vigneronnes qui nous accueillent pendant ces trois jours : Sophie, Anne-Françoise, Jean-Jacques, Véronique, Agnès et Tristan, Anne et Olivier, Henri, Madeleine, Christophe
Vive Margaux, vive Pessac-Léognan.
Bordeaux…Toujours Bordeaux
Christophe Waterkeyn
Maître
Commanderie de Bordeaux de Wallonie



















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